Je m’appelle Christi, et toi ?

En Haïti nous sommes pour la plupart d’origine Africaine mais tu ne trouveras pas beaucoup de Ousmane, de Diarra, de Awa, de Zahira, de Aba, de Aziz, de Moussa, de Mamadou, de Souleymane ou de Jabulani chez nous. Non, les parents haïtiens ne se réfèrent pas à leurs ancêtres africains pour choisir le prénom à donner à leur enfant. Au moment de prendre cette décision très importante dans la vie de tout parent, ils se tournent vers d’autres méthodes. Voici cinq parmi les méthodes les plus utilisées.

Embrasse-moi en public

Pour beaucoup de personnes, les sentiments amoureux ne sont sincères et vrais qu’à partir du moment où on commence à les exprimer en public : que ce soit par un regard tendre, un clin d’œil complice, un sourire amoureux, un câlin affectueux, en se touchant, en se tenant par la main, ou par un baiser. Faire l’un de ces gestes, ou les faire tous, en présence d’autres personnes (connaissances ou inconnus) serait une grande preuve d’amour. En posant l’une de ces actions en public, l’on prouve à notre tendre moitié qu’on l’aime vraiment et qu’on n’a pas peur que les autres sachent qu’on s’est entiché d’elle.

Toutefois, en Haïti, on exprime difficilement nos sentiments en public. Ce n’est pas tant de la timidité ou de la pudeur qui nous empêche de le faire. Je dirais plutôt que c’est culturel. Cela nous vient de notre éducation. Bon nombre d’haïtiens ne sont pas éduqués de façon à exprimer leurs sentiments en public et parfois même en privé.

Le rara en Haïti pour réduire les distances

Je rêvais encore de ma Belle quand le coq du voisinage m’annonça que le ciel était en plein accouchement du soleil. Ce petit cri ne m’encouragea guère à me réveiller, mais il fut suivi d’un aboiement de stentor qui me fit sursauter. Quelques minutes plus tard, ce qui n’était qu’un aboiement devint un concert canin. Mais qu’est ce qui pouvait bien pousser tous les chiens du quartier à s’exprimer en même temps ?
Intrigué, je me suis levé pour regarder par la fenêtre, j’aperçus alors au milieu de la rue un peu mal éclairée par les lampadaires du quartier, deux jeunes hommes. Je ne parvins toutefois pas à bien identifier leurs traits parce qu’ils avaient le visage maquillé et portaient de grosses lunettes noires.