Ludnear Diane Augustin, passionnée d’écriture

Comme description de ma catégorie portrait (l’une des catégories de mon blog), j’ai écrit ces lignes « Cette rubrique c’est pour vous parler de ces petites perles que le hasard de la vie m’a permis de rencontrer ».

Le terme « petites perles » pourrait paraître un peu exagéré, pourtant je n’exagère nullement en tenant ce discours. Le hasard de la vie a mis sur mon chemin quelques personnes extraordinaires. Ce genre de personnes que tu rencontres de façon inopinée et qui sans faire grand chose apportent un réel changement dans ta vie. 

Ludnear Diane Augustin fait partie de cette catégorie de personnes pour moi.

 

J’ai rencontré Ludnear durant l’été 2010, soit quelques mois après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 (comme quoi il n’y a pas de moment propice pour ce genre de rencontres). Nous avons d’abord été collègues ensuite nous sommes devenus amis puis de très bons amis.

Ni la distance ni nos occupations personnelles n’ont eu raison de notre amitié. Notre passion commune pour l’écriture a été un lien fort entre nous. Chacun a gardé un œil bienveillant sur le parcours de l’autre.  Nous nous vouons une admiration et un respect réciproques.

Autant que je me souvienne, elle et moi, nous n’avons jamais eu de disputes. Ou plutôt pas souvent. Les rares fois où nous avons eu des désaccords cela tournait autour du foot. Madame est fan du Real Madrid et raffole de Cristiano Ronaldo (fallait bien qu’elle ait un défaut lol).

Mon blog étant le carnet de mon vécu, de mon quotidien, de mes centres d’intérêt, de mes  rêves et de mes rencontres, il n’est pas étonnant que Ludnear s’y retrouve, puisqu’elle est une belle rencontre.

 

 Mes chers lecteurs, faites connaissance avec Ludnear Diane Augustin.

Diane Ludnear Augustin
Crédit Photo : Valentin Megie

 

Tu es née par quel jour ensoleillé et dans quelle contrée ? Lol

  • Lol. Je suis née le 14 juillet 1996 à l’Hôpital City-Med de Pétion-Ville (Port au Prince / Haïti)

 

Tu as des frères et sœurs ?

  • Oui, une sœur, de deux ans mon aînée. Mais pas de frère, malheureusement.

 

Quel type d’enfance tu as eu ?

  • J’ai eu une enfance très heureuse. J’ai grandi en étant la plus jeune personne de la maison donc j’étais plutôt choyée.

 

Quel genre de relation tu as avec tes parents ?

  • Avec mes parents, j’ai toujours eu de très bonnes relations. Surtout avec ma mère, qui n’est pas une simple mère mais une amie avec qui je peux discuter de tout.

 

C’était quoi l’ambiance familiale ?

  • Je dois admettre que j’ai eu beaucoup de chance en ce sens que j’ai toujours été entourée de mes deux parents. Ils ont toujours fait en sorte que l’ambiance familiale soit des plus harmonieuses.

 

Quel est le premier métier que tu rêves de faire ?

  • J’ai toujours eu un penchant particulier pour les lettres et le journalisme, j’ai toujours rêvé de devenir écrivain et/ou journaliste dès ma petite vingtaine. Je me surprenais en train d’imiter Anne Daphnée Lemoine et essayer de parler comme elle. A l’époque, elle présentait l’émission « Confidences de stars » sur la Télévision Nationale d’Haïti.

 

Quelle a été ta première passion ?

  • Après l’écriture, j’ai eu un vrai coup de cœur pour le théâtre à 15-16 ans. J’ai eu à faire plusieurs expériences en amateur mais c’est une partie de moi à laquelle je tiens encore énormément même si je n’ai plus le temps de m’y consacrer.

 

A l’adolescence tu rêvais de quoi ?

  • A l’adolescence, j’étais encore indécise et partagée entre ce que mes parents, mes proches, ma famille aimaient et ce que moi je voulais. Mais écrire a toujours été là, quelque part.  A l’adolescence, on me répétait que je ne pourrais pas gagner ma vie en faisant du journalisme, théâtre ou en écrivant. J’ai donc commencé à m’imaginer dans l’économie, les finances et les affaires.

 

Un mot pour résumer ton enfance. 

  • Heureuse

 

Un mot pour résumer ton adolescence.

  • Monotone

 

Ta plus belle expérience ? / Ta pire expérience ?

  • Ma plus belle expérience est aussi ma pire expérience ; aussi bizarre que cela puisse paraître. En classe de seconde, j’ai participé à un concours de baccalauréat international et j’ai été l’une des deux retenus à travers le pays. C’était le plus grand exploit que j’aie jamais réalisé ; j’étais censée voyager en Angleterre pour le bacc, après quoi j’aurais obtenu une bourse d’études universitaires. Mais tout était fin prêt quand les responsables ont décidé de ne plus rien m’octroyer. Les explications me paraissent encore un peu floues, jusqu’à aujourd’hui.

 

Parle-nous un peu de ton parcours académique.

  • J’ai fait mes études primaires et secondaires au Collège Marie Dominique Mazzarello. Après quoi, j’ai intégré l’Université d’Etat d’Haïti, notamment la faculté INAGHEI où j’étudie les Relations Internationales. Conjointement, j’étudie la Gestion à l’Ecole Nationale Supérieure de Technologie.

 

Ludnear se voit où dans quelques années ?

  • Ludnear se voit bientôt gestionnaire des affaires et relationniste internationale. Ecrivaine aussi, puisqu’elle rédige des articles soit pour un magazine ou occasionnellement quand on l’engage comme rédactrice.

 

Raconte-nous une journée  « normale » de Ludnear.

  • Eh bien, pas le temps pour respirer. Jongler avec les deux facs en plus de mes travaux de rédaction, ce n’est pas une partie de plaisir. Je vais à la première institution où j’apprends la gestion de 8h à 14h. De 16h à 19h, j’ai des cours relatifs aux relations internationales. Un mardi ou un mercredi, s’il y a la Ligue des Champions, je m’empresse de regarder une bonne partie du match avant de me rendre au second établissement.  Le soir, je reste tard soit pour étudier, rédiger un devoir ou un article, regarder un film, clavarder, lire ou écouter de la musique pour ne pas sombrer. Donc Ludnear n’a pratiquement pas de vie sociale.

 

Augustin Ludnear Diane
Crédit Photo : Valentin Megie

 

TON PORTRAIT CHINOIS

Si tu devais être … tu serais ?

 

Un jour ?

  • Je serais le vendredi ! Tout le monde aime le vendredi.

 

Une matière scolaire ?

  • Les maths. Pas accessibles à tous (rires).

 

Un moment de la journée ?

  • Je serais probablement le crépuscule. C’est définitivement la meilleure partie de la journée. Tout est mieux au crépuscule. Les idées coulent à flot.

 

Une ville du pays ?

  • Port-salut (je ne sais pas si c’est une ville) mais j’adore cet endroit. C’est magique avec la mer et son sable.

 

Un métier ?

  • Je serais un métier noble et difficile comme le métier d’écrivain.

 

Un livre ?

  • Paradis sur mesure, Bernard Werber

 

Une chanson ?

  • Photograph, Ed Sheeran.

 

Une langue ?

  • Le français ! Élégant et compliqué.

 

Un film ?

  • Trois mètres au dessus du ciel.

 

Un art ?

  • Le théâtre.

 

Si tu pouvais tout recommencer tu aurais changé quoi ?

  • Si je pouvais tout recommencer j’aurais préféré ne pas avoir appliqué pour le baccalauréat international et ne pas réaliser à quel point les haïtiens, mes compatriotes peuvent être menteurs.

 

Disons qu’on vienne « tout » t’enlever mais en te permettant de garder une seule chose, tu aurais choisi de garder quoi ?

  • Ma franchise. Elle me définit, me caractérise. Sans elle, je ne suis plus Ludnear.

 

Complète ces phrases :

  •  Le bonheur c’est …

ce qu’on trouve dans les plus petites choses.

 

  • Ludnear est …

franche, ouverte d’esprit mais un peu orgueilleuse.

 

 

Jeudi et Vendredi derniers tu publiais ta première œuvre à la 23ème  édition de Livres en Folie. Parle-nous un peu de cette œuvre et de l’expérience Livres en Folie.

Je ne publiais pas ma première œuvre. Disons plutôt que Grégory Pinchinat publiait sa première œuvre avec ma participation.

Deux Folles Histoires d’Amour est un recueil de deux nouvelles : « Les amours humaines d’un extraterrestre » et « Denise », écrites respectivement par Grégory Pinchinat et moi, Ludnear Diane Augustin mais le prologue est de Witensky Lauvince.

C’est un doux mélange du fantastique et du réel. Ca parle d’abord d’amour chez les extraterrestres, ensuite chez les humains.

Deux styles diamétralement opposés qui, au final, se sont complétés pour aboutir à Deux Folles Histoires d’Amour.

 

Mon expérience à Livres en Folie a été super. Mieux que je ne l’espérais.

Un premier stock a été épuisé, puis un deuxième. J’ai été même gênée par la présence et l’encouragement de certains.

Livres en Folie c’est une expérience magique que je souhaite à tous les jeunes auteurs  et que je souhaite refaire le plus rapidement possible.

 

Merci de m’avoir accordé cette entrevue.

  • Tout le plaisir était pour moi !

 

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Alexandro Christi Nicolas

Alexandro Christi Nicolas

Blogueur chez Entremeslignes
Je suis un jeune Haïtien vivant en Haïti. Étudiant en Patrimoine et Tourisme et en Communication Sociale, je travaille depuis près de dix ans dans le domaine de la Communication. Animateur de télévision et de radio, je suis aussi un passionné de lecture et d’écriture.
Alexandro Christi Nicolas

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11 thoughts on “Ludnear Diane Augustin, passionnée d’écriture

  1. Très bon développement… Moi quand j’etais tout petit jai toujours rêvé devenir un journaliste sportif mais lhomme propose et Dieu dispose…. Jaime pas trop lire mais t’inquiete jai tous lu de ton interview…. Je te souhaite juste du courage et surtout nabandonne jamais…. Faut toujours avoir le courage daller de lavant…. Courage

    1. Bonjour et merci à toi … Merci d’être passée … A bientôt j’espère …
      « Et bien tu dégages de bonnes vibrations également dans ta manière d’écrire :p » Si tu le dis lol

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